Ils étaient partis, fiers,
heureux, contents,
Rejoindre des amis, pour fêter leurs vingt ans.
Cette soirée était placée sous le signe du bonheur.
Ils ne savaient pas qu’il y aurait un malheur.
Les grands feux de la Saint
Jean,
Avaient attiré hommes, femmes, enfants.
Autour du brasier on chantait, on riait.
Jeunes, vieux, tout le monde s’amusait.
Un peu plus loin, des couples
dansaient
Au rythme d’un musique endiablée.
Les plus jeunes faisaient des tours de manège.
Partout des grappes de rire fusaient en longs cortèges.
Lorsque le feu d’artifice
fut terminé,
Les jambes lourdes, à force de piétiner,
L’oreille bourdonnante et l’œil pétillant,
Les petits rentrèrent avec leurs parents.
L’orchestre jouait pour les
amoureux,
Et les couples tourbillonnaient, heureux.
Après une courte pause à la buvette,
Ils échangeaient un baiser à la sauvette.
Lorsque le coq se mit à
chanter,
Il fallut songer à rentrer.
Chacun partit vers son domicile,
Le trajet était facile.
Mais, soudain, au détour d’un
virage,
Coup de frein, écart, dérapage.
Et dans le silence épais du petit matin,
Le véhicule stoppa sa route au fond du ravin.
Ils étaient partis fiers,
heureux, contents,
Rejoindre des amis pour fêter leurs vingt ans.
Ils ne reverront plus leurs jeunes fiancées,
Ni leurs parents, ni tout ce qu’ils ont aimé.
(A la mémoire de ceux trop
nombreux disparus après une nuit de fête.
A leurs amis et parents)
Kriss de Niort